vendredi 2 août 2019

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Petite sélection jeunesse pour les vacances (et pour après)

Pour vous parents, parrains, marraines, tatas et tontons, les vacances scolaires sont synonymes de deux longs mois pendant lesquels il faut occuper les enfants. Pour nous libraires, les congés littéraires sont l’occasion de mettre un peu d’ordre dans nos rayons et de retrouver quelques trésors perdus au fond des bibliothèques. Quand vos attentes rencontrent notre ouvrage, cela donne une sélection de titres jeunesse, plus récents ou plus anciens, drôles et émouvants, des récits d'aventures ou plus poétiques. Bref une sélection très riche et variée graphiquement à mettre entre toutes les mains.
La guerre de Catherine de Julia Billet et Claire Fauvel, Rue De Sevres
Dès le début de la guerre, Rachel, jeune adolescente d’origine juive, est placée dans une école à la campagne pour échapper aux rafles. Elle s’y épanouit et y découvre la pratique de la photo. Mais le danger se rapproche et Rachel doit non seulement s’enfuir mais également prendre une nouvelle identité. Pendant cinq ans, « Catherine » va régulièrement changer de cachette, au fil des dénonciations et des faits de guerre. Si elle n’a jamais que peu de temps pour s’attacher aux personnes qu’elle rencontre et qui l’aident, elle essaie de « cartographier » cette longue traversée de la France occupée en multipliant les photos et les portraits. Sa manière à elle de « résister » et d’être plus qu’une victime ballottée de toutes parts ! Si « La guerre de Catherine » aborde un sujet sombre et difficile, l’héroïne en son centre illumine le récit par sa vaillance, sa détermination et son altruisme ! Inspiré de faits réels, « La guerre de Catherine » est un témoignage sensible et touchant, une ode au courage mais aussi à la force de l’Art !!! (Philippe)
Jane, le renard et moi d’Isabelle Arsenault et Fanny Britt, La Pastèque
La jeune Hélène se trouve trop grosse et n’a aucune amie à l’école. Solitaire, elle se réfugie dans « Jane Eyre », le roman de Charlotte Brontë. Hélène se sent proche du personnage de Jane et l’admire pour sa force de caractère, sa beauté et son intelligence, autant de qualités dont Hélène se sent dépourvue. Mais un jour, elle tombe nez à nez avec un renard et sa vie bascule… « Jane, le renard et moi » est une histoire émouvante et universelle sur la confiance en soi et l’identité. Un récit juste, spontané et non dénué d’humour dont le superbe travail au crayon traduit bien la grande sensibilité et la poésie. Une pépite à découvrir !!! (Philippe)
Space Boulettes de Craig Thompson, Casterman
Lorsque son père disparaît sans donner de nouvelles, Violette se lance immédiatement à sa recherche à travers l'Univers, accompagnée de deux amis un peu « spatiaux »... Baleines de l'espace, gang de motards interstellaires, stations orbitales de luxe... Une grande odyssée galactique par l'auteur de « Blankets » et « Habibi » !
Anna et Froga d’Anouk Ricard, Sarbacane
Anna, toujours accompagnée de ses inénarrables compagnons, part pour de nouvelles aventures tirées d’un quotidien aussi burlesque et loufoque que poétique.
Hilda de Luke Pearson, Casterman
Hilda, c'est cette jeune héroïne décidée, curieuse, altruiste et courageuse, reconnaissable entre toutes grâce à sa chevelure bleue, ses bottes rouges et son inséparable compagnon Brindille. Ses aventures rocambolesques sont portées par le superbe dessin de Luke Pearson, ses élégantes couleurs et cet univers plein de fantaisie et de poésie, peuplé de trolls, de créatures magiques et d'esprits ! A l'instar de séries comme « Le Royaume » ou « Les épatantes aventures de Jules », les qualités narratives et le style résolument contemporain d' « Hilda » contribuent à redynamiser la bande dessinée jeunesse !! (Philippe)
Stig et Tilde de Max de Radiguès, Sarbacane
 Stig et Tilde, jumeaux, ont 14 ans et vont devoir accomplir leur «kulku», à savoir passer un mois sans adulte sur une île en compagnie des autres adolescents de leur région. Ce rite de passage ancestral a perdu de son aspect aventureux avec le temps et les précautions d’usage du monde moderne; mais les jumeaux font naufrage et se retrouvent livrés à eux-mêmes sur une autre île plus sauvage et peut-être moins déserte qu’elle n’y paraît… Comme à son habitude, Max de Radiguès, lauréat du Prix des Lycées d’Angoulême 2018 avec « Bâtard », campe des adolescents volontaires et débrouillards, ici aux prises avec un phénomène fantastique. Premier tome d’une nouvelle série d’aventures pour adolescents ou adultes nostalgiques du « Club des Cinq »! (Pascal)
Dans la forêt sombre et mystérieuse de Winshluss, Gallimard
Angelo, gamin curieux et débrouillard, rêve de devenir « un aventurier et de découvrir des animaux dans des pays lointains où personne n’a jamais été ». Il va avoir l’occasion d’assouvir sa soif de découvertes et de frissons lorsque sa famille l’oublie dans une station-service au bord de l’autoroute. Fermement décidé à rejoindre la maison de sa mémé au plus vite, Angelo décide de prendre un raccourci qui l’emmène dans une forêt sombre et mystérieuse où il se frottera à de fascinantes créatures… Réputé pour son humour mordant et sa narration explosive, Winshluss ne se trahit pas et adapte, avec brio, son univers dans ce récit « tout public ». « Dans la forêt sombre et mystérieuse » est à la fois très drôle, poétique, tendre et déjanté. Un conte initiatique jouissif pour les petits et les grands !!  (Philippe)
Le trop grand vide d'Alphonse Tabouret de Sibylline, Capucine et Jérôme d'Aviau, Ankama

Il suffit parfois d'un rien pour trouver le Bonheur. Hélas, ce "tout petit rien" est souvent caché dans l'immense forêt de la Vie. Alphonse Tabouret devra en retourner des pierres et des feuilles mortes pour tenter de découvrir cette chose minuscule qui comblera son "trop grand vide". Il devra aussi en faire du chemin et des rencontres improbables pour s'apercevoir que ce n'est pas la destination qui importe mais bien ce qu'on retire du trajet parcouru... Sur le ton du « Petit Prince » d'Antoine de Saint-Exupéry, ce récit drôle et émouvant nous invite à la Poésie du Quotidien. (Nicolas)

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Le décalogue du Manga

Les caractéristiques du Manga moderne puisent leurs sources dans une longue série d’œuvres… Voici 10 ouvrages-clefs à l’origine du Manga d’aujourd’hui.


1.     Les Chōjū-giga (Caricatures d’animaux)

Il s’agit de longs rouleaux de papiers apparus dès le 12ème Siècle et narrant une histoire continue au moyen de peintures (généralement caricaturant les moines bouddhistes japonais en les représentant sous forme de grenouilles, lapins ou singes). Tout comme les mangas, ils se lisent de droite à gauche. On peut déjà y voir plusieurs techniques encore utilisées de nos jours dans l’élaboration des mangas comme la position des textes en « bulles », la répétition des personnages pour créer l’effet de foule, les petits détails « comiques » en arrière-plan de la scène principale, etc.
2.     Les Kibyōshi (Couverture jaune)
Fin du 18ème Siècle apparaissent des romans illustrés, facilement identifiables à leurs dos jaunes. Ces livres étaient publiés en grand nombre et comportaient environ 10 pages par volume. Deux ou trois volumes composaient une histoire complète. Généralement satiriques et critiques envers la société, ces ouvrages sont considérés comme étant les premiers mangas pour adultes. Une grande image recouvrait chaque page et le texte en remplissait les espaces blancs.
3.     Les Hokusai manga (Carnets de croquis par Hokusai)
Tout est dans le titre : les « Hokusai manga » sont une collection de croquis par le peintre connu entre autre pour ses « Trente-six vues du Mont Fuji ». Cependant, si Hokusai a rendu le mot « manga » populaire, il ne lui en donnait pas le sens actuel. Les estampes rassemblées en 15 carnets ne forment pas une histoire, mais traitent de sujets séparés les uns des autres.
4.     Japan Punch
Publié de 1862 à 1887, « Japan Punch » est un journal créé par Charles Wirgman à Yokohama. Le mensuel se veut humoristique et illustre en dessins les difficiles relations commerciales et diplomatiques des occidentaux expatriés avec les Japonais. En effet, après deux siècles d’isolement, face aux politiques expansionnistes des occidentaux, le Japon a été contraint de s’ouvrir au commerce international via des « traités inégaux » signés en 1858. Mus par la même inquiétude face à la modernisation rapide du Japon, les artistes japonais établirent des publications similaires pour critiquer leur gouvernement.
5.     Les rideaux du théâtre Shintomi par Kawanabe Kyōsai
© The Tsubouchi Memorial Theatre Museum, Waseda University
Le 30 juin 1880, Kawanabe Kyosai se retire dans son atelier après avoir bu quelques bouteilles de saké. Quatre heures plus tard, il en émergera avec 17 mètres de rideaux représentant les acteurs de la troupe du théâtre Shintomi. La spontanéïté de son oeuvre et l’expressivité de ses traits se retrouvent encore aujourd’hui dans le manga moderne.
6.     Kitazawa Rakuten, le père fondateur
Premier caricaturiste professionnel au Japon, il est aussi le premier à utiliser le terme « manga » dans son sens moderne. Dessinateur pour le quotidien « Jiji shimpo », il crée en 1902 le « Jiji manga », supplément humoristique à l’édition du dimanche. Ses bandes dessinées pour cette page sont inspirées des cartoons américains.
7.     Manga-Kisha (Manga-journaliste)
En 1915, Ippei Okamoto réunit ses collègues « manga-kisha », un nouveau genre de journalistes, et crée la première organisation professionnelle de mangakas, la « Tokyo mangakai ».  Osamu Tezuka cite Okamoto comme ayant été une influence majeure dans sa propre création.
8.     Les Akahon (livre rouge)
Dans le Japon d’après-guerre sous occupation des Forces Alliées émerge un nouveau format de manga. Imprimés (et vendus) à bas prix, les Akahon s’adressaient principalement à un public jeune.  Parmi ces nombreux livres rouges, un titre va rapidement sortir du lot : « Shin Takarajima » (La nouvelle île au trésor) par Sakai Shichima et le jeune Osamu Tezuka, alors âgé d’à peine 19 ans.
9.     Garo magazine
Fondé en 1964 par l'éditeur Katsuichi Nagai pour permettre la publication du « Kamui-den » de Sampei Shirato, Garo magazine marquera profondément l’Histoire du Manga pour adultes. Des auteurs comme Mizuki (« Kitaro le repoussant ») ou encore Tsuge (« L’Homme sans talent ») y trouveront une liberté d’expression et surtout d’exploration de la bande dessinée qui changeront à jamais le visage du Manga, celui-ci acquérant enfin une reconnaissance culturelle et intellectuelle.
10.  L’Âge d’Or
Le miracle économique japonais dès la fin des années 60 permet l’émergence d’un nombre incroyable de mangas à succès : de « Dragon Ball » à « One Piece » en passant par « Akira » et « Candy », le Manga déferle sur le monde entier. Weekly Shonen Jump, magazine de prépublication de mangas devient l’hebdomadaire le plus vendu au monde ! Aujourd’hui encore, la revue domine le marché. Parmi les séries les plus récentes lancée par Jump, on retrouve « My Hero Academia » et « The Promised Neverland ».
(d’après un article publié sur le blog du British Museum à l’occasion de l’exposition « Manga マンガ » encore visible jusqu’au 26 août)


Hitler de Shigeru Mizuki, Cornelius - Notre chronique
Tezuka-Editions Prestige : Ayako, MW, Néo Faust, etc., Delcourt - Notre chronique
La Rose de Versailles (Lady Oscar) de Riyoko Ikeda, Kana
L' Homme sans talent de Yoshiharu Tsuge, Atrabile – Notre chronique
One Piece - Édition originale  d’Eiichiro Oda, Glénat
My Hero Academia  de Kohei Horikoshi, Ki-oon

The Promised Neverland de Kaiu Shirai et Posuka Demizu, Kaze Notre chronique


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