Le mercredi 16 avril, nous aurons le plaisir d'accueillir deux auteurs que nous affectionnons particulièrement. Max de Radiguès continue son exploration de l’adolescence et nous conte, dans « Dix secondes » (Casterman), la dérive touchante – et souvent drôle – d’un jeune complètement paumé. Tandis que Pascal Matthey poursuit, avec « Du pain blanc et du chocolat » (L’employé du moi), son travail autobiographique entamé avec « Le Verre de lait », suivi de « Pascal est enfoncé » et « Les Têtards ».
La dédicace aura lieu le mercredi 16 avril de 16h30 à 18h30 à la librairie Multi BD.
Dix secondes par Max de Radiguès (Casterman)
« la vie, on ne peut pas la « zapper »
Rixensart, fin des années 90, bières, joints et jeux vidéos rythment les soirées d’une bande de copains. Mais bientôt, la sainte trinité de l’évasion adolescente ne suffit plus à Marco pour se libérer de son quotidien certes privilégié mais trop morne à son goût. Il y aurait éventuellement Zoé, une chouette fille qu’il vient de rencontrer mais qui sort déjà avec Seb, un connard, évidemment. Alors c’est l’escalade, de la défonce, du décrochage, des défis dangereux. Pour tout oublier mais surtout, pour se sentir, ne serait-ce que quelques secondes, plus vivant que jamais. Une fois de plus, Max de Radiguès parvient à saisir l’adolescence avec justesse, humour et empathie. On se reconnaît forcément un peu, quelle que soit l’époque, dans ce besoin juvénile et viscéral de parfois tout foutre en l’air, pour mieux comprendre ce qu’on a à perdre ou juste un peu moins s’ennuyer. Un gros coup de cœur! (Pascal)
Du pain blanc et du chocolat par Pascal Matthey (L’employé du moi)
Quand vient l’été, le jeune Pascal quitte la Suisse pour se rendre chez ses grands-parents dans la ville de Marl en Allemagne. De cette période de son enfance à la fin des années 80, il conserve de riches souvenirs. Mais ce n’est pas la seule mémoire qu’il entretient : Sa mère lui a raconté sa propre enfance dans l’Allemagne de l’après-guerre et l’histoire d’un père enrôlé de force dans la Wehrmacht en 1945. Avec Du pain blanc et du chocolat, Pascal Matthey poursuit son travail autobiographique. Dans un récit polyphonique, il nous raconte l’histoire de sa famille, mêlant ses souvenirs d’enfance aux récits de sa mère sur l’après-guerre. Ainsi, Pascal Matthey fait dialoguer deux enfances très différentes, sa jeunesse privilégiée des années 80 avec celle de sa mère, née durant la guerre en Allemagne. Pour la première fois, ses planches réalisées au crayon noir, qui confine souvent au réalisme, ne sont pas complètement muettes, le vécu de ses aïeuls, forcément parcellaire, étant porté par une voix off qui vient se superposer à ses souvenirs.