mardi 20 octobre 2020

Chronique

 Ça, une queue ?! Un tuyau d’arrosage, oui !



Port d’Anvers, 1955 : un drôle de singe destiné au zoo de la ville s'enfuit du bateau qui l'emmène vers sa future prison. Perdu et affamé, ses pas le guident finalement à Bruxelles où il rencontre le petit François dont le passe-temps favori consiste à recueillir toutes sortes d’animaux abandonnés au grand dam de sa mère. Une relation de confiance mutuelle s’installe doucement entre le petit garçon, tête de turc de sa classe, et cet animal étrange et inconnu. Pourtant, la bête intrigue et tout le monde ne lui veut pas forcément que du bien. Zidrou et Frank Pé s’approprient totalement le mythe du Marsupilami et nous entraînent à une époque où on se fascine pour les nouvelles espèces tropicales qu’on considère davantage comme des objets de divertissement, des bêtes de foire, que comme des êtres vivants. Réécriture au graphisme et à l'ambiance plus sombres, plus réalistes mais non dénués de tendresse, « La bête » fait aussi la part belle à notre culture belge. Les belgicismes, les expressions typiquement wallonnes et bruxelloises, mais également les magnifiques décors et pleines pages de Frank Pé nous ramènent à ce « temps où Bruxelles bruxellait ». Certains personnages empruntent même les traits de quelques figures intimement liées au Marsupilami telles que, bien évidemment, Franquin ou encore ses comparses Jijé et Yvan Delporte. Un premier tome très prometteur et une vraie réussite !    (Gaëlle)

La Bête de Frank Pé et Zidrou, Dupuis, 23,80€ (24,95€)


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