mercredi 6 février 2019

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Après avoir accueilli Brecht Evens il y a quelques semaines, nous sommes très heureux de recevoir l'autre surdoué de la bande dessinée belge, Olivier Schrauwen, dont les derniers ouvrages ("Vies parallèles" et "Arsène Schrauwen") nous ont à chaque fois ébloui par leur audace graphique et narrative! Pour "Le portrait d'un buveur", Schrauwen s'associe à Ruppert et Mulot, les enfants terribles de la bande dessinée alternative, pour un album aussi beau qu'énigmatique. Cette nouvelle dédicace sera également l'occasion de découvrir "La trêve, chérie" d’Isao Moutte, un brillant polar métaphysique qui questionne habilement les rapports entre l'homme et la nature. Un récit qui aborde, de manière originale et décomplexée, l'avenir de l'humanité!
La séance de dédicaces se tiendra le samedi 16 février 2019 de 17h à 18h30. Les inscriptions se font au comptoir de la librairie Multi BD ou par e-mail à l'adresse info@multibd.com.

La Trêve, chérie
Alors qu’une nouvelle antenne de télécommunication est en construction aux abords de la ville, des morts inexpliquées se multiplient. La thèse de l’accident est rapidement écartée car auprès de chaque victime, est retrouvée une pierre parallélépipédique qui semble relier les affaires entre elles. S’il s’agit bien de meurtres, l’identité et la motivation de leurs auteurs (un tueur en série, des opposants fanatiques au projet d’antenne-relais ?) restent mystérieuses. Mais pour les autorités, il s’agit de rationaliser, de trouver des causes, de protéger l’industrie des télécommunications et de dénicher des coupables. Entre un mari énigmatique et ses collègues lourdauds, la gendarme Loreleï Soares se fie à son instinct pour faire avancer l’enquête dont les premiers suspects sont un sanglier et un lynx. S’agirait-il d’une nouvelle étape dans la guerre ancestrale entre l’homme et la nature ? Auteur de nombreux ouvrages singuliers (chez atrabile notamment), Thomas Gosselin s’associe à Isao Moutte au dessin pour ce polar métaphysique et brillant qui questionne habilement les rapports entre l’homme et la nature, la fragilité de leur cohabitation, les luttes de pouvoir et l’équilibre des forces. Entre scènes d’action et pages contemplatives, "La trêve, chérie" livre un épisode tendu de ce face-à-face éternel et sans pitié.  (Philippe)
Portrait d’un buveur
Guy est un pirate, et de la pire (la vraie !) espèce : sans état d'âme, sans morale, sans couilles. Un obscur membre d'équipage, menteur comme il respire, ivrogne, voleur, paresseux. Loin des mythes littéraires ou des images de cinéma, Guy est un authentique gibier de potence, un horrible spécimen dont ne parlent pas les livres d'Histoire et qui s'approche pourtant davantage de la figure véridique du pirate que ses ersatz habituellement répandus dans la culture. Et Guy nous raconte son histoire, sa terrible et fastidieuse poésie entre bagarres, batailles et bitures, à courir les jupons, à rouler sous les tables et à trancher des cous.
Vous connaissez des pirates leur version hollywoodienne ou les épopées maritimes de Stevenson ? Oubliez ces images. Ruppert et Mulot, têtes de proue de la bande dessinée indépendante contemporaine, s'associent à leur pendant flamand Olivier Schrauwen pour tirer à boulets rouges sur les codes du genre. Ce récit psychédélique, haut en couleur et en dérision, réunit les plus grandes qualités plastiques et narratives de ces trois flibustiers du strip. Un trésor d'humour noir.
Notre chronique d’Arsène Schrauwen
Notre chronique de Vies parallèles

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vendredi 1 février 2019

FIBD

Le Grand Prix : Rumiko Takahashi
Deuxième mangaka et deuxième femme à remporter ce titre après Katsuhiro Otomo, Rumiko Takahashi a été élue Grand Prix du 46e Festival International de la Bande Dessinée d’Angoulême. Quarante ans d'une carrière fulgurante, plus de 200 millions d'exemplaires vendus dans le monde, entrée au Eisner Hall of Fame en 2018… Rumiko Takahashi est la reine du shōnen.


(Pour regarder, cliquez sur la vidéo ou sur ce lien.)

Vous regardiez ? Eh bien ! Lisez maintenant !
Peut-être n’avez-vous jamais lu un manga ? Mais même si tel est le cas, pourvu que vous étiez enfant dans les années « Club Dorothée », vous connaissez forcément les adaptations en animé des œuvres phares de Rumiko Takahashi : « Ranma ½ », « Juliette je t’aime » ou « Lamu ». Mais c’est le livre qui fait l’auteur et en l’occurrence, ces livres-ci méritent que les adultes que nous sommes à présent s’y attardent.
Si « Maison Ikkoku » (« Juliette je t’aime ») a tous les ingrédients d’une comédie romantique, c’est aussi une chronique sociale d’un Japon du quotidien, où les fins de mois sont difficiles, où les codes sociaux dictent la norme de laquelle il est impossible de dévier sans se faire exclure, où la hiérarchie de classe est pesante et omniprésente.
Quant au plus gros succès de Rumiko Takahashi, « Ranma ½ », sous une apparente caricature d’un film de Jackie Chan, il se révèle être un bon plaidoyer pour une véritable égalité des sexes. En effet, si Ranma, expert en arts martiaux se transforme en jeune femme au contact de l’eau froide, les capacités et l’habilité du personnage restent les mêmes, quel que soit son sexe (son caractère aussi d’ailleurs). Au-delà de la réflexion sur le genre qu’offre le contenu, l’autrice se permet, dans un paysage éditorial japonais où tout est extrêmement calibré, de brouiller les frontières entre shonen (destiné aux garçons) et shojo (destiné aux filles).
Glénat avait pris les devants et a commencé les rééditions des « Ranma ½ » en « édition originale ». On espère que ce Grand Prix incitera Delcourt/Tonkam a en faire de même pour « Maison Ikkoku ».


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FIBD

Le Fauve d’Or :
Impressionnant succès critique et public en France et aux États-Unis, encensé par des auteurs prestigieux comme Art Spiegelman, cet ouvrage monumental, en forme de journal intime tenu par une jeune fille fascinée par les créatures monstrueuses, est une ode magistrale à la différence et un plaidoyer en faveur du respect de l'Autre. Emil Ferris a pris 6 ans pour réaliser cette œuvre déjà récompensée pas trois Prix Eisner et aujourd’hui Fauve d’Or du FIBD d’Angoulême 2019.
Moi ce que j’aime, c’est les monstres
Quand sa voisine Anka se suicide d’une balle dans le coeur, la jeune Karen Reyes est tourmentée. Du haut de ses 10 ans, irrésistiblement attirée par la noirceur du monde et ses mystères, Karen décide d’enquêter sur la mort d’Anka. Tant la découverte de l’existence tragique de cette dernière que des drames familiaux vont brutalement sortir Karen de son monde imaginaire et la plonger dans l’univers des adultes, rempli de « monstres » bien plus ambigus et réels que ceux de son enfance… Le graphisme brut et expressionniste d’Emil Ferris accroche directement l’oeil et la relation entre Karen et son frère est drôle, juste et touchante. À la fois conte initiatique, chronique familiale et sociopolitique, « Moi, ce que j’aime, c’est les monstres » est foisonnant, brassant des événements de l’Allemagne nazie au Chicago des années ‘60. Mais parfois, « qui trop embrasse, mal étreint » et le propos d’Emil Ferris se dilue dans des dialogues prolixes et les nombreuses circonvolutions du récit.  « Moi, ce que j’aime, c’est les monstres » est clairement une oeuvre singulière et hors norme dont la densité peut tout autant fasciner que rebuter ! (Philippe)


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FIBD

Le Palmarès complet
Prix spécial du Jury: Les Rigoles de Brecht Evens chez Actes Sud BD, notre chronique.
Prix Jeunesse: Le Prince et la Couturière de Jen Wang chez Akiléos.
Prix Révélation: Ted, drôle de coco d’Émilie Gleason chez Atrabile, notre chronique.
Prix de la Série: Dansker de Halfdan Pisket chez Presque lune.
Prix du Patrimoine: Les Travaux d'Hercule de Gustave Doré chez 2024.
Le Fauve Polar (SNCF):
VilleVermine
VilleVermine porte bien son nom: une ville glauque, moisie et infectée de personnages louches en tout genre. Parmi eux, Jacques Peuplier, limier d’objets perdus, se retrouve malgré lui à la recherche de la fille disparue d’une famille mafieuse locale. Son enquête va l’entraîner à la poursuite d’étranges hommes-insectes dans une usine désaffectée au coeur d’une sinistre machination… Lauréat du Prix Polar 2019 du Festival d’Angoulême, le Belge Julien Lambert signe un récit fantastique nerveux, drôle et inventif à l’ambiance industrielle oppressante. À découvrir! (Pascal)
VilleVermine de Julien Lambert, Sarbacane, 17,10€ (18,00€)

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mardi 29 janvier 2019

Exclus Canal BD


 Katanga: Tirage N&B

Troisième volet du récit sans concession de Fabien Nury et Sylvain Vallée dans la province minière du Katanga, dans les années soixante… 

Ce tirage spécifique au réseau CANAL BD et limité à 1450 exemplaires reprend la version en noir et blanc des éditions Dargaud, avec en bonus une couverture alternative inédite . 21,95€
Edition normale, 16,20€ (16,95€).

Un peu de Tarte aux Épinards : jaquette collector

Multi BD et Casterman vous offrent une des 2200 jaquettes collector réalisées pour le réseau CANAL BD à l’achat de l’album de Philippe Pelaez et Javi S. Casado. – Dans la limite des stocks disponibles.

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lundi 28 janvier 2019

Prix des libraires 2018

Les libraires du réseau CANAL BD ont décerné le Prix des Libraires de bande dessinées pour l’année 2018 à Nicolas Petrimaux pour son premier album en tant qu’auteur complet : « Il faut Finguer Ramirez » (Glénat). Œuvre qui a également reçu le Prix des Lycéens lors du FIBD 2019 d’Angoulême.
Il faut flinguer Ramirez
Falcon City, Arizona, 1987. Un imbroglio autour de la réapparition d’un certain Ramirez met en ébullition les cartels mexicains et déclenche une chasse à l’homme dans une ville chauffée à blanc ! Moustaches, aspirateurs, flingues et grosses bagnoles, avec « Il faut flinguer Ramirez » Nicolas Pétrimaux rend hommage aux nanars des années 80. Très référencé, l’album distille un humour potache ponctué de fausses pubs et autres dialogues décalés bien sentis qui n’est pas sans rappeler l’esprit du label 619 des éditions Ankama. A déguster comme du pop-corn !
Il faut flinguer Ramirez de Nicolas Petrimaux, Glénat, 19,00€ (19,95€)

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Certaines réductions pourront être soumises à des modifications ultérieures.


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